La lanterne magique de Molotov: voyage à travers l'histoire de la Russie
Résumé
Du temps où elle vivait à Moscou, Rachel Polonsky a habité dans une résidence qui, sous les tsars puis les Soviets, était réservée aux plus éminents serviteurs de l'Etat. Bien avant elle, Viatcheslav Molotov, bras droit de Staline, avait vécu entre ces murs. S'aventurant dans l'ancien appartement de l'apparatchik, Rachel Polonsky y découvre sa bibliothèque. Celle-ci révèle un bibliophile fervent. Molotov avait lu tous les classiques et possédait de nombreuses éditions originales, pour certaines dédicacées par des écrivains qu'il a plus tard envoyés au goulag. Chaque livre trouvé par Rachel Polonsky sur les étagères devient une invitation à un voyage à travers la Russie et son histoire. Elle part ainsi à la recherche des endroits associés aux écrivains présents dans la bibliothèque mais aussi aux membres de l'élite qui ont vécu dans l'immeuble de Molotov. Commencé comme une pérégrination sur les traces de Pouchkine dans les rues autour du Kremlin, entre les églises, et les vestiges laissés par les familles aristocratiques, son voyage l'amène ensuite dans les villages de datchas, sur les rives du Don et en Sibérie, depuis le cercle arctique jusqu'à l'Extrême-Orient. De Taganrog à Arkhangelsk, entre Chalamov et Dostoïevski, Rachel Polonsky rencontre dans ces pages le passé d'un pays ravagé par les guerres, les famines, les génocides et le totalitarisme, mais finalement sauvé par ses écrivains. Invitation au voyage immobile, ode à l'âme russe, célébration de la littérature, La lanterne magique de Molotov recèle la poésie de ces livres dont on ne sort jamais tout à fait.
Lu par :
Valérie Choquart
Genre littéraire:
Histoire/géographie
Mots-clés:
Molotov, Vâceslav Mihailovic
Durée:
14h. 17min.
Édition:
Paris, Denoël, 2012
Numéro du livre:
29499
Produit par:
Association Valentin Haüy
ISBN:
9782207110362
Collection(s):
Médiations
CDU:
947
Documents similaires
Lu par : Jacques Moret
Durée : 18h. 10min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 26742
Résumé:En quelques générations à peine, aux XVIIIe et XIXe siècles, l'une des communautés les plus marginalisées du monde germanique est devenue le fer de lance de la modernité. Colporteurs ou marchands de bétail, les Juifs allemands ont vu émerger parmi eux artistes, scientifiques, philosophes, journalistes et activistes talentueux. Dans ce livre magistral qui fait la part belle à l'aventure individuelle et au portrait, Amos Elon explore ce moment essentiel de l'histoire européenne. À travers les destins de Heinrich Heine, Karl Marx, Henriette Herz, Rahel Varnhagen, Arnold Schoenberg, Albert Einstein, Stefan Zweig, Hannah Arendt et bien d'autres, il évoque avec une érudition très vivante le mariage des identités et la perte des anciens repères religieux en prenant comme point de départ l'entrée en 1743 du jeune Moses Mendelssohn dans Berlin par une porte réservée aux Juifs et aux animaux. Vouloir être juif et allemand n'était pas incompatible. Beaucoup y parviendront en opérant une sorte de synthèse de ces deux patrimoines à tel point que la culture et la langue allemande ont pu passer pour la nouvelle patrie de ces apatrides héréditaires. Grâce à elles, une frange infime des Juifs allemands a forgé la plupart des notions clés du monde moderne : le communisme, la social-démocratie, le sionisme, les avant-gardes et la psychanalyse. Jusqu'à ce que les années 30, à l'issue de l'apogée qu'aura été la république de Weimar, donnent une couleur tragique à cette double identité. Réfutant l'idée fataliste que la Shoah était écrite d'avance, Amos Elon raconte brillamment la métamorphose d'une petite minorité qui, à l'issue d'une émancipation de deux siècles, a fini par être perçue comme une menace mortelle pour l'intégrité nationale allemande.
Lu par : Paul-André Rousseil
Durée : 16h. 15min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 13466
Résumé:Détruire la bibliothèque est un geste qui remonte à la plus haute Antiquité. Apparus en même temps que l'accumulation de livres, les autodafés semblent se multiplier : plus il y a de livres, plus leur rassemblement attire l'hostilité, spontanée ou organisée. Considérée comme subversive ou au contraire comme le symbole du pouvoir absolu, la bibliothèque est au centre des crises et des conflits. Bien souvent, elle n'y survit pas. Depuis la Chine des Qing jusqu'aux catastrophes contemporaines, ce livre retrace l'histoire des grandes destructions de bibliothèques, déployant une singulière érudition sur ce terrain encore peu exploré. Et si les grands malheurs vécus par les bibliothèques étaient pourtant moindres que les nouveaux dangers ? Attaque en règle contre le support papier, convoitises pharaoniques sur l'information numérisée...le rêve de la bibliothèque totale est-il en train de tourner au cauchemar entrevu par Bradbury, Huxley ou Orwell ?
Lu par : Audrey Vandomme
Durée : 10h. 51min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 24274
Résumé:Voir est une arme du pouvoir. Depuis la vidéosurveillance jusqu'à l'imagerie médicale en passant par les satellites qui balayent la planète, d'innombrables dispositifs s'acharnent à nous rendre intégralement visibles. On cherche à tout voir, jusqu'à la transparence. Faire ses courses à Londres ces temps-ci, c'est être filmé plus de trois cents fois. On surveillait jadis les criminels, aujourd'hui on surveille surtout les innocents. Mais au-delà de la surveillance, ce regard global infiltre tous les domaines de nos vies, de la naissance à la mort. L'idéologie de la transparence menace nos existences, l'espace privé de nos maisons et l'intérieur de nos corps, dissolvant un peu plus chaque jour notre part d'intime et de secret. La science et la technique ont bricolé un dieu omnivoyant électronique, un nouvel Argos doté de millions d'yeux qui ne dorment jamais. Plus que dans une civilisation de l'image, nous sommes entrés désormais dans une civilisation du regard. Dans une langue brillante, documentée et très accessible, Gérard Wajcman explore et questionne cette idéologie de l'hypervisible.
Lu par : Henri Duboule
Durée : 5h. 14min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 14459
Résumé:Si la Suisse est connue pour sa neutralité ou les conventions de Genève, il n'en va pas de même de son histoire militaire. Certains se demandent même s'il en existe une dans un si petit Etat. Ce livre répond par l'affirmative à cette question, en offrant une synthèse et de nouveaux éclairages, de la création de la Confédération suisse à nos jours. Au moment où l'armée suisse connaît de profondes mutations, il n'est pas inutile de les inscrire dans l'histoire militaire suisse, en soulignant les continuités et les ruptures qu'elle a connues et quelle est peut-être en train de connaître.
Lu par : Josselyne Daul
Durée : 31h. 19min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 22568
Résumé:Longtemps l'Irlande resta marquée par les heures sombres de son histoire, : invasions, conquête, colonisation, révoltes, répressions, disettes semblaient la vouer irrévocablement au malheur. Au XIXe siècle, la Grande Famine menaça d'extinction la population, provoquant une émigration massive et donnant naissance, en Amérique, à une nouvelle Irlande. La création dans le premier quart du XXe siècle d'un Etat national au Sud et d'un Etat régional au Nord fit espérer une solution à la " Question d'Irlande ". En vain. Les séquelles de la guerre d'indépendance et de la guerre civile, l'affrontement récurrent des communautés nord-irlandaises prises au piège de la partition entretenaient une instabilité chronique. Pourtant, et contre toute attente, en quelques années l'adhésion des deux parties de l'île à l'Union européenne, l'aboutissement du processus de paix nord-irlandais et le foudroyant décollage économique de la république (ne parle-t-on pas désormais du " tigre celtique " ?) ont infligé le plus cinglant démenti aux prophètes de l'échec. Une Irlande nouvelle ouverte sur l'Europe et sur le grand large, confiante en l'avenir, est en train de réécrire sous nos yeux une histoire enfin placée sous le signe de la réussite et de l'espoir.
Lu par : Charles Romero
Durée : 9h. 49min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 76569
Résumé:Publié en 1981, un roman qui restitue le climat d'une des périodes les plus riches de l'histoire de France à travers le déchirement qu'éprouve Vanda. Possédée d'une rage de vivre animale et débordante de sensualité, elle mesure aussi la précarité des îlots de civilisation que menacent déjà les hordes barbares. Au milieu des plus grands actes de sauvagerie qui secouent alors, en l'an 576, une Gaule livrée aux luttes des reines Frédégonde et Brunehaut, demeure le couvent de Sainte-Croix. Cette communauté de femmes, c'est celle qu'a réunie la reine Radegonde du jour où elle décida de se consacrer à Dieu. Là, dans l'enceinte du premier couvent féminin d'Occident, grandira Vanda qu'on vient de remettre à la sainte fondatrice après l'avoir arrachée à la chaleur d'une louve. Goûtant toute la tendresse de Radegonde, Vanda ne peut oublier qu'elle est d'abord "l'enfant des loups". "La révolte des nonnes" restitue le climat d'une des périodes les plus riches de l'histoire de France à travers le déchirement qu'éprouve Vanda. Possédée d'une rage de vivre animale et débordante de sensualité, elle mesure aussi la précarité des îlots de civilisation que menacent encore les hordes barbares.
Lu par : Manon
Durée : 5h. 30min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 28515
Résumé:Jean-Claude Caron retrace le déroulement des Trois Glorieuses, qui débutèrent le 27 juillet 1830 par une émeute dans Paris et qui précipitèrent la chute des Bourbons et amenèrent au pouvoir Louis-Philippe d'Orléans.
Lu par : Daniel Martin
Durée : 12h. 15min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 29331
Résumé:Pourquoi et comment le 14 Juillet fut-il choisi comme le jour de notre fête nationale ? L'unité des Français autour de cette journée n'est-elle pas un mythe ? Ne scelle-t-elle pas au contraire l'anniversaire d'une France désormais coupée en deux ? Tout le propos de cet essai est de traquer l'évanescence et la duplicité de cette date alors même que son évidence paraît s'imposer depuis que Michelet, grand pourvoyeur de nos mythes nationaux, s'est écrié: "Seul le 14 juillet fut le jour du peuple tout entier." Mais alors, qu'est-ce qui n'est pas évident dans notre 14 juillet ? Tout ou presque... Sa date fondatrice ? Un événement douteux et rien moins que glorieux. Son premier anniversaire? Une mascarade à grand spectacle trompant le peuple sur lui-même. Son accession au statut de fête nationale ? En 1880 seulement, au terme de près d'un siècle de mise hors la loi et après de longues hésitations sur le choix d'une date. Oui, mais un large consensus national après cette longue gestation ? Que non ! Devenu fête nationale, le 14 Juillet n'a cessé, depuis, de voir son sens renouvelé au gré des régimes qui se sont succédés et qui l'ont cuisiné chacun à leur manière - et ce jusqu'à aujourd'hui.
Lu par : Denis Astagneau
Durée : 8h. 40min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 67434
Résumé:Les missions et les opérations les plus extravagantes qui furent menées à bien ou avortées durant la Seconde Guerre mondiale. Ces projets, audacieux ou aberrants, comptent parmi eux le plan d'invasion du Japon par les Etats-Unis, l'empoisonnement des pâtures du IIIe Reich avec le bacille du charbon ou encore des chauve-souris équipées de charges incendiaires.
Lu par : Richard Lemal
Durée : 10h. 16min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 65124
Résumé:Le temps des Vikings, de 800 à 1100, c’est ce moment de l’histoire du Moyen Âge où de farouches guerriers venus du Nord sèment la terreur dans de nombreuses villes européennes accessibles par mer ou voie fluviale. Ils pillent, s’emparent des trésors des églises et des monastères, enlèvent des habitants qu’ils échangent contre une rançon ou vendent comme esclaves. On ignore néanmoins souvent que ces marchands exceptionnels ont ouvert de nouvelles voies commerciales entre le Nord, le califat arabe et l’Empire byzantin. Ils se sont installés en Russie, dans les îles Britanniques, en Irlande, en Islande et au Groenland. Ils ont développé une poésie d’un raffinement inégalé, mettant en scène les prouesses des guerriers et les aventures des dieux de leur panthéon. Mais les Vikings ne constituaient pas un peuple. Contrairement à ce que des conceptions raciales ont prétendu, il n’était pas nécessaire qu’un sang scandinave coulât dans les veines du guerrier pour qu’il soit reconnu comme un Viking. L’auteur met à profit les plus récentes découvertes archéologiques ainsi que les récits des ambassadeurs arabes pour raconter le monde quotidien des paysans comme des seigneurs de guerre et des rois – un monde où la magie et les fantômes ont toute leur place. Loin des barbares sanguinaires ordinairement décrits, les Vikings ont ainsi été des acteurs de premier plan au Moyen Âge, avant de disparaître avec l’évangélisation de la Scandinavie et la création des trois royaumes de Norvège, de Suède et du Danemark.
Lu par : Richard Lemal
Durée : 8h. 17min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 72847
Résumé:Exhumant des archives notariales ou parlementaires les noms et les adresses des victimes du massacre de la Saint-Barthélemy, l'auteur s'intéresse également à l'identité des bourreaux ainsi qu'à leurs motivations. Son travail de reconstitution met en évidence l'implication d'une poignée d'hommes dans ces tueries, notamment Thomas Croizier, André Mornieu, Claude Chenet et Nicolas Pezou.
Les grandes maisons: une institutrice neuchâteloise chez les nobles de Bavière et du Royaume-Uni, 1879-1918
Blanchard, Ida
Lu par : Simone Reeve-Gagnebin
Durée : 10h. 23min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 13817
Résumé:Comme tant d'autres, la Neuchâteloise Ida Blanchard est partie enseigner le français au tournant du XIXe siècle...Elles sont légion, ces jeunes Romandes qui ont cherché du travail dans les bonnes familles d'Europe avant la guerre de 14. Pauvres, éduquées et sérieuses, elles enseignaient le français aux rejetons de l'aristocratie, de Londres à Saint-Pétersbourg. Leurs aventures ont laissé peu de traces: le témoignage d'Ida Blanchard n'en est que plus précieux. Avant sa mort, en 1946, dans sa retraite de Peseux, la Neuchâteloise convoque les souvenirs des décennies consacrées à l'éducation des nobliaux, de 1879 à 1918, date de son retour en Suisse. Ce tapuscrit, écrit (ou dicté) à l'attention de "ses chères amies", a été déniché récemment par le professeur Paul Hugger. Il portait, sous le titre Pénombres, les seules initiales M.I.B. et l'indication d'une naissance à Courtelary en 1860. Les recherches auprès de l'état civil ont établi les origines de Marie Ida Blanchard. Mais d'elle, on ne saura pas grand-chose: si la vieille dame se montre d'une impressionnante précision en ce qui concerne ses emplois, elle est d'une discrétion totale à propos de ses sentiments personnels et même des circonstances de ses engagements.